Tout le monde à déjà entendu au moins une fois dans sa vie parler de sorcellerie, bien que de nos jours, très peu de personnes savent exactement ce que c'est... Voici donc quelques explications avant de vous faire découvrir le monde de la sorcellerie.
La sorcière est une personne qui se sert de la magie afin de réaliser ses désirs. La sorcellerie ne se résume pas à des pratiques ancestrales, c'est une façon de vivre, d'apprécier et de respecter la nature, de voir le monde autrement.
Dans de nombreux endroits du monde, la sorcellerie est pratiquée fréquemment, il y a la « petite magie » ou on invoque les dieux, on consacre le matériel... Il faut très peu de matériel et de connaissances, la sorcellerie est normalement transmise de génération en génération, il suffit juste d'y croire... de croire en l'efficacité de la magie. Ensuite vient au plus initié, la « haute magie », elle se rapporte, en autre, à la réalisation de talismans, la consécration d'un pentacle, un sort de protection, de guérison ou autres... Elle ne contient que des rituels d'invocation, de conjuration et plusieurs procédés qui peuvent être utilisés par la sorcière. Contrairement à la « petite magie » elle nécessite un matériel important et de très bonnes connaissances.
Les sources de la sorcellerie sont très anciennes et surtout difficiles à situer. Diverses théories sont apparues au fil du temps par de nombreux scientifiques, théologiens, anthropologues ou écrivains. Tout commence par la préhistoire, ou déjà, pour aider sa tribu, celui qui possédait des dons particuliers endossait le rôle de sorcier. Ce chaman avait le pouvoir de favoriser la chasse mais aussi de soigner, guérir les blessures ou encore arrêter la pluie... Nous rencontrons plus tard les anciennes croyances pré-chrétiennes issues de Mésopotamie, de Perse ou de Chaldée. Les Chaldéens, par exemple, pratiquaient des sacrifices dans un panthéon habité par des dieux redoutables, afin de conjurer leur fureur. En Perse, la doctrine religieuse prônée par Zarathoustra, faisait la part belle à la sorcellerie, par exemple, on croyait que les ongles et les cheveux, une fois détachés du corps, appartenaient au malin comme demeure de malpropreté...
Nous retrouvons cette méfiance à l'égard des cheveux et des ongles un peu partout, chez les turcs ou les gauchos du Chili qui cachent les cheveux dans les lézardes des murs, chez les arméniens qui les cachent dans les églises, en Irlande ou on mettait de côté les cheveux coupés afin de les récupérer au jugement dernier. Jusqu'au 16ème siècle, en France, on croyait que les insectes nuisibles étaient le résultat d'une corruption des cheveux ou des ongles. En Bretagne, on pensait que les cheveux emportés par le vent se transformaient en mouches...
D'après le médecin suisse Paracelse, les sorcières donnaient à Satan leurs cheveux en garanti du contrat qu'elles passaient avec lui. Les inquisiteurs et les chasseurs de sorcières n'ignoraient pas ce caractère démoniaque des cheveux, ils tondaient les sorcières avant de les interroger.
Ces anciennes croyances, mêlées aux superstitions et au folklore local, donnèrent lieu à un ensemble de pratiques et de rituels magiques d'essence païenne, la « religion des sorcières ». Cette religion se base sur l'adoration du bouc (symbole de puissance sexuelle), la magie et la connaissance des plantes. Elle a traversé toute l'Europe touchant particulièrement les paysans, les serfs et les gens du peuple, les classes plus évoluées de la société préférant le christianisme.